Quand vos rêves se brisent sur un sourire nerveux. Lorsque vos espoirs s'effondrent. Vous avez tout fait pour vous en sortir, ouais, ça y est, vous êtes guérie d'un putain de syndrome de Borderline, grace à lui, grace à l'espoir qu'un jour vous pourrez vivre à ses côtés... Et en une fraction de seconde, lorsque vos yeux se sont posés sur ses mots, votre monde s'est détruit. Vous avez l'impression de vous être battue pour rien, vous vous sentez trahie...
Mon ange,
Excuse moi de trahir nos promesses, excuse moi de ne pas savoir tout t'avouer. Je ne suis pas assez forte pour cela... Tu sais, j'ai souvent tenter d'échapper à tes questions en te répondant "Oui ça va", esperant que tu y verrais à quel point j'vais mal. Mais non. Tu n'as rien vu, et tu ne verras rien. Comment pourrais-tu, de toute façon? Mon amour, je tiens tellement à toi, mais je t'avoue que je n'arrive plus à esperer... J'ai peur, tellement peur que le "nous deux" n'existe que dans mes rêves. T'imaginer dans les bras d'une autre, non je n'arrive pas. Tu sais, je n'ai pas ta force, je n'ai pas la capacité de te dire que je te veux heureux, même dans les bras d'une autre. Tu n'appartiens à personne, oui cela va de soi, mais... Mais j'aimerais tellement que tu te rendes compte de combien je t'aime, que tu te rendes compte que ça me fait mal quand tu me racontes ta vie, là bas, si loin de moi. On s'était promit que ça ne durerait pas, on s'était promit que ce ne serait que temporaire, et qu'une fois le calvaire fini on allait pouvoir être heureux, ensemble, toujours tout les deux... Cela ne semble plus avoir d'importance pour toi, ou alors tu ne me le montres pas... Je n'oserais jamais douter de tes sentiments, puisque je te fais confiance plus qu'a personne, mais voilà... T'sais, le fait de m'imaginer avec toi me rendait le sourire, et c'est grace à cela je pense que je m'en suis sortit sans aucune égratinure. Oui, il y a beau en avoir d'autres, d'autres "gars", y'a que toi qui compte. Peu importe dans quels bras je serais, sache que je ne penserais toujours qu'a toi. Mais toujours jusqu'a quand? Tu sais, cette petite flamme d'espoir qui fait briller mes yeux, bientot elle va s'éteindre, je le sais, je le sens, et rien ne pourra la rallumer... Aujourd'hui j'ai l'impression que mon monde vient de s'effondrer, que rien ni personne ne pourra plus me rendre heureuse, mais, ça j'l'ai déjà ressentit. Je sais qu'a un moment, peut être dans quelques mois, je vais ressortir la tête de l'eau, et puis que je vais tenter de t'oublier... En ce moment, c'est impossible j'arrive pas à m'imaginer sans toi, pourtant il faudra. Il faudra qu'un jour je me décide à cliquer sur la seule chose qui nous relit encore. Tu sais, là, derrière mon ordi de merde, j'en tremble, j'ai froid et chaud à la fois, j'ai mal au ventre, une boule coincée dans la gorge et les larmes aux yeux, ces larmes qui semblent ne pas vouloir couler. Peut être que j'y crois encore, sans le savoir? Ou peut être que c'est parce que je me dis que tu ne vaut pas mes larmes... Et pourtant, pourtant j'en ai versé, seule, dans mon lit, pourtant la chaleur d'un foyer, mais non cela ne me suffit pas. Egocentrique comme je suis, je te veux toi, auprès de moi mon ange... Ca fait Hiroshima dans mon coeur si si je t'assure, tu as tellement été là pour moi, malgré la distance, tu as su m'redonner espoir, sans arret, et c'est grace à toi que j'ai jamais baisser les bras... T'as été pour moi le seul qu'a réussit, le seul qui est resté jusqu'au bout, si je suis ce que je suis aujourd'hui, c'est grâce à toi. Oui, la vie m'a pas toujours sourit, mais j'en avait rien à foutre, puisque t'étais "là", "avec" moi. Tu sais, tu as fait vivre mes rêves. T'es ma vie, tout ce que j'ai de plus cher. Et l'idée d'être loin de toi me bouffe. "L'absence est à l'amour ce que le vent est au feu, attiseur, éteint le petit allume le grand", le notre doit être bien grand alors mon amour... Du moins, c'est ce que j'ose imaginer. Ouais, la présence n'est pas obligatoire pour s'aimer, mais, tu sais, y'a un moment où les mots ne suffisent plus, où c'est toujours là même chose... Et nous, on ne peut rien changer. J'attends. Chaque seconde qui passe me rapproche un peu plus de toi, mais serais-je capable de t'attendre? J'en doute, je t'aime mais je n'arrive pas, j'ai jamais été très forte tu le sais. Parce que quand il neige j'aimerais que tu sois avec moi pour faire des batailles, parce que le 25 Décembre j'aimerais pouvoir te souhaiter joyeux noël de vive voix, parce que j'aimerais fêter le nouvel an dans tes bras. Ouais, y'en aura d'autre je sais. Mais moi c'est ceux là que je voulais passer avec toi. Parce que pour le moment je me raccroche encore un peu à mes rêves, bien qu'en morceaux, j'essaie d'oublier qu'on ne pourra vivre ensemble que dans quelques années. J'me réjouissait à l'idée que le prochain Noël on le passerait ensemble, et là, je sais plus comment réagir. Je ne suis plus capable de réfléchir, mon coeur a louper un battement, je suis toute détraquée... Putain, mais pourquoi?! Comme une envie d'hurler que je ne mérite pas cela. Oui, oui c'est vrai qu'il existe des gens qui souffrent de maladies incurables, des gamins qui crèvent de faim, que y'en a des pire que moi, j'en suis consciente. Seulement, tu sais, en chacun de nous y'a un brin d'espoir, ce qui nous fait vivre, ce qui fait qu'on aime notre vie, ce qui fait qu'on veut continuer. Ben moi, ce brin d'espoir, il est presque mort, autant que moi. Je ne tiens plus sans toi. Chaque chose que je fais se rapporte à toi. Le pire, le pire c'est que des fois j'te ressent. Des fois, il me semble sentir ta main dans la mienne, il me semble voir ta silhouette dans la nuit, et sentir la chaleur de ta bouche sur mes lèvres. Ca me fait mal, parce que je sais que je délir, parce que je sais que je rêve. Dans mon lit le soir, en pleine crise de larmes, je souhaite que tu apparaisse, comme par magie, tu sais comme dans les films, que tu me regardes, et puis que tu rallumes ces étoiles qui brillaient dans mes yeux au début. Mais cela est impossible, j'en suis consciente tu sais. Seulement je rêve, seulement j'espère, seulement je t'aime... Oui, je t'aime plus que tout, plus que je n'ai jamais aimé personne... T'es tout pour moi, j'ai honte de t'avouer cela parce que j'ai toujours fait genre je suis inaccessible, que je suis libre et que je ne m'attache à personne, pourtant toi je t'aime au dela de tout. Si t'aimer signifie perdre ma liberté, j'accepte, je m'en fiche... Tu donnes un sens à ma vie, ne me dis pas que tout se finit comme cela? Je ne sais plus quoi faire, plus quoi te dire, si ce n'est que tu me manques... Je ne croit ni en l'âme ni en l'esprit, mais si ces deux choses abstraites existent, je les vendrais au diable si c'est le prix à payer pour vivre à tes côtés. Je ferais tout pour cela... Quand ça va pas, j'lève les yeux puis j'observe le ciel, parce que c'est la seule chose qui nous relient tous. Je me dis qu'on ne choisit pas sa vie, que c'est ainsi et qu'on n'y peut rien, mais je refuse de laisser les autres décider à ma place... Ouais, je refuse de donner ma vie à ces adultes qui décident de nous séparer. Et pourtant, je dois m'y soumettre, dans un monde où seul l'argent compte, j'essaie encore de t'aimer. J'ai beau perdre espoir, il me reste encore mon coeur qui bat malgré moi, et ce pendant encore longtemps... Mon ange, n'oublie pas que quoique je dise, quoique je fasse, je t'aimerai toujours, encore et encore, plus fort que jamais. Si des fois mon moral est au plus bas comme aujourd'hui, cela ne va pas durer, un de tes sourires puis je suis heureuse, non, ne t'en fait pas, j'y crois encore, malgré moi, malgré les questions que je me pose, malgré tout mon ange, je t'aime par dessus tout...